La retraite

QUE CACHE LE GOUVERNEMENT ?

Concertations avec les syndicats, consultation des français.e.s, un projet de loi annoncé pour début 2019 : la réforme des retraites est lancée.
Le problème ? Le gouvernement occulte les vraies questions et veut dévoiler ses intentions le plus tard possible.

Lire le document: Retraites, ce qui nous attend...


SYSTEME UNIVERSEL DE « RETRAITE PAR POINTS » : C’EST NON !

La « réforme » des retraites, qui s’annonce être la plus importante du quinquennat, vise à mettre fin aux 42 régimes de retraite actuels pour les remplacer par un système unique de « retraite par points ».
Aujourd’hui, 95% de notre système de retraite fonctionne par répartition, cela signifie que les cotisations du moment financent les retraites du moment, et que ces cotisations sont constitutives des futurs droits à la retraite. Ce système collectif a pour principe la solidarité entre les générations, sa qualité principale étant sa sécurité, le financement reposant sur la masse salariale globale.

Lire le document: Retraites points par points


 

https://participez.reforme-retraite.gouv.fr/

SALARIES, EN ACTIVITE, JEUNES, PRIVES D'EMPLOI, RETRAITES...

AVEC LA CGT, TOUT LE MONDE PARTICIPE A CETTE "PSEUDO CONSULTATION CITOYENNE"

DONNER NOTRE AVIS, C'EST AUSSI NE PAS LES LAISSER FAIRE, C'EST SORTIR DE L'ENTRE SOI, C'EST RENTRER DANS LE DEBAT ENTRE "INITIES", C'EST S'OCCUPER DE SON AVENIR.

Déclaration de la CGT du 24 mai 2018


Une réforme gouvernementale encore plus dangereuse pour les petites retraites !

Le 17 mai, la CGT a abordé avec le haut-commissaire aux retraites, M. Delevoye, les questions relatives aux dispositifs de solidarité (chômage, maladie, invalidité) actuellement inclus dans le système de retraite.
Pour la CGT, il faut impérativement renforcer les droits à retraite de ceux qui sont touchés par le chômage et la précarité, la maladie ou l’invalidité ainsi qu’harmoniser vers le haut les minima de pension.
La rencontre a porté sur les problèmes que posent une éventuelle transition des dispositifs d’un système majoritairement par annuités à un système dit universel par points.
Or les trimestres assimilés des régimes de base, dans le privé par exemple, permettent d’atteindre la durée d’assurance requise et permettent des départs en retraite plus tôt et sans décote. Ils atténuent les inégalités persistantes au travail.
Sortir la solidarité de la retraite c’est plonger des dizaines de milliers de salariés en particulier les femmes, dans la misère.
Le haut-commissariat découvre peut-être que quand on veut, comme E. Macron, passer d’un système de retraite par annuités à un autre par points, ce n’est pas simple.
Il n’est pas juste nécessaire de prévoir la transcription des trimestres validés en nombre de points.
Le caractère plus étroitement contributif d’un système uniquement par points conduit à des besoins supplémentaires en volume des dépenses de solidarité.
Changer de système c’est difficile et c’est risqué !
C’est encore plus vrai pour les minima de pension.
Ainsi, un trimestre acquis pour un salaire de 40% du SMIC (150 heures de SMIC), et le calcul sur les meilleures années dans le privé permet d’éliminer de nombreuses périodes de précarité et donc d’élever le niveau des retraites de la sécurité sociale des salariés ayant connu le plus de difficultés.
Les montants consacrés à la solidarité doivent être prévus, ce qui n’est pas automatique dans un régime à points.
Par ailleurs, dans le privé toujours le minimum contributif (688 €) est très inférieur au seuil de pauvreté (1015 € en 2017). La CGT revendique une pension minimum au SMIC net pour une carrière complète.
Or tous les partisans d’une retraite à points expliquent que les dépenses de solidarité ne doivent pas être intégrées à la cotisation. Le patronat exige sans doute encore une baisse des cotisations employeur pour la retraite et plus largement la protection sociale.
L’absence d’objectifs sur le niveau de pension, récurrente dans les séances précédentes de concertation, et les incertitudes sur le volume des dépenses de solidarité, nous confirme, que cette réforme a pour premier objet de baisser les pensions encore plus rapidement que la baisse déjà programmée par les gouvernements précédents.
Pour améliorer les dispositifs de solidarité des régimes et leur efficacité et leur montant, ce que la CGT revendique, il n’y a nul besoin d’une réforme systémique en points.

Dans cette rubrique, nous donnerons régulièrement les informations et compte-rendu des négociations avec le HCCR, M. DELEVOYE


 

Le président Macron a affirmé « ne pas être contre » la proposition de sa ministre de la Santé de supprimer un jour férié au titre de la solidarité, pour financer les risques de perte d’autonomie. Une solidarité à sens unique qui en dit long sur l’objectif du président…
Cela ressemble à une mauvaise blague. La hausse de la CSG a été imposée pour compenser la suppression des cotisations chômage et maladie prélevées sur les salaires et permettre une augmentation de leur pouvoir d’achat.
Voilà que ce même gouvernement demande aux salariés de travailler un jour férié sans rémunération supplémentaire,donc gratuitement, pour aider les personnes âgées en situation de dépendance.

 

 

Retraite

Une réforme des retraites ? Pour mieux baisser les pensions ?

jeudi, 26 avril 2018

Après les premières rencontres avec le Haut-commissaire à la réforme des retraites (HCRR), la CGT reste très interrogative et particulièrement vigilante face à un projet dont tous les objectifs ne sont pas affichés, en particulier celui du niveau des pensions qui en ressortirait.

On observe déjà que, pour légitimer la démarche, la critique du système actuel ne brille pas par son objectivité. Ainsi, le mécanisme « par annuités » en vigueur dans tous les régimes de base est condamné au motif que certaines règles ne correspondent plus aux objectifs fixés. La belle découverte ! A force de dégrader les paramètres tout au long des réformes additionnées depuis 1993, le système a fini par devenir difficile à lire et par produire des retraites en baisse. Mais, n’était-ce pas le but de ces réformes ?

Pour autant et malgré ces dégradations, notre système de retraite par annuités et par répartition, grâce au principe de solidarité qui le fonde, a sorti les retraités de la pauvreté en moins de 30 ans : ils étaient 28 % à vivre en-dessous du seuil de pauvreté (défini comme 50 % du salaire médian) en 1970, ils n’étaient plus que 4,7 % en 1997 (Insee Première n°761). Aujourd’hui, les proportions d’actifs et de retraités vivant en-dessous du seuil de pauvreté restent équivalentes

Le HCRR, à partir des travaux du COR (Conseil d’orientation des retraites), fait également ce constat : notre système conserve effectivement une part importante de solidarité. Pour la CGT, c’est effectivement essentiel car cela permet encore aujourd’hui de diminuer les inégalités liées au travail.

On peut alors se poser la question : mais pourquoi s’aventurer dans une réforme systémique qui va chambouler tous les repères aussi bien pour les travailleurs que pour les retraités ? De surcroît alors que les comptes sont grosso modo à l’équilibre. Rappelons que la Suède a englouti, dans la phase de transition de sa réforme, plusieurs années de pensions mises en réserves.

Pourquoi ne pas répondre clairement aux difficultés réelles et connues : le niveau des pensions dans l’avenir et le taux de remplacement que peuvent espérer les jeunes générations ; les basses pensions ; l’égalité femmes/hommes ; une vraie prise en compte de la pénibilité ; le maintien du pouvoir d’achat des retraites ; une réforme du financement liée à l’emploi. Autant de sujets mis en avant par la CGT depuis plusieurs années et réaffirmés lors de la rencontre avec M. Delevoye, Haut-Commissaire à la réforme des retraites.

Chambouler les repères et centrer le débat sur du meccano administratif, points ou comptes notionnels, est-ce innocent ? N’y aurait-il pas d’autres objectifs, d’autres intentions ? On est bien obligé de s’interroger.

Sous couvert de simplification, n’y a-t-il pas en réalité la volonté de mettre en place un système produisant une baisse encore plus forte des pensions futures, de manière automatisée, dans des conditions illisibles pour le commun des salariés ?

La CGT pose les questions que tous les salariés se posent : une réforme pour quel montant de pension, après quelle durée et à quel âge ? Questions qui sont soigneusement écartées dans ce projet de réforme.
Questions que la CGT n’aura de cesse de mettre en avant et sur lesquelles elle appelle la plus grande vigilance de tous les salariés.

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