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De moins en moins de médecins et de plus en plus de besoins. Comment répondre à la demande quand tout semble partir à vau l’eau ? La société a évolué, les politiques de santé doivent suivre le mouvement. Encore faut-il le décider.

Depuis 20 ans, des mesures soi-disant incitatives sont prises par les pouvoirs publics pour tenter de trouver une solution aux déserts sanitaires. Force est de constater que les régions alors les plus en manque sont encore plus en difficulté aujourd’hui. Pourquoi ? La question est assez simple, elle fait l’objet de controverses depuis deux siècles : le marché s’autorégule-t-il ? Et bien, la réponse est non, dans ce domaine comme dans le reste de l’économie.

Les retraité(e)s CGT vous convient à la 4ème fête de leur magazine Vie Nouvelle.


Vendredi 9 novembre se déroulera au Foyer Socio-culturel de Trélissac la fête de Vie Nouvelle, le magazine de l’Union confédérale des retraités CGT. Organisée par l’Union syndicale des retraités (USR) de Dordogne, cette quatrième édition devrait à nouveau rassembler un très grand nombre de retraité(e)s.

Ouverte à partir de 9 heures et clôturée à 18 heures après un bal musette animé par le trio Fernand Chevalier, cette journée s’annonce riche et conviviale, chaleureuse, militante et gourmande...

Article de Gérard Le Puill dans Vie Nouvelle n° 205

En soulignant que « la cotisation est la base du financement de la protection sociale », le Conseil d’État donne raison à 16 millions de retraités opposés à la remise en cause de leurs droits acquis par Emmanuel Macron.
L'avis du Conseil d'Etat porte sur le projet de loi "pour la liberté de choisir son avenir professionnel" porté par la ministre du Travail Muriel Pénicaud et examiné à l'Assemblée prévoit d'affecter dès 2019 une "fraction de la CSG" à l'Unédic, qui gère l'assurance chômage.
Jusqu’en 2017, les fonds dont dispose l’Unedic pour indemniser le chômage provenaient de cotisations des salariés et du patronat. Leur augmentation faisait l’objet de négociations paritaires souvent difficiles. Du fait de l’augmentation du chômage, imputable aux délocalisations de productions industrielles dans les pays à bas coûts de main-d’œuvre, il n’y avait jamais assez d’argent pour indemniser les privés d’emploi.
En 2012, première année du quinquennat de François Hollande avec Emmanuel Macron comme secrétaire général-adjoint de l’Elysée, le déficit de l’Unedic fut de 2,4 milliards d’euros et la dette cumulée atteignait13,8 milliards d’euros, selon les chiffres publiés par le quotidien l’Humanité du 27 avril dernier. Fin 2016, quand Emmanuel Macron a quitté sa fonction de ministre de l’Économie pour la course à l’Elysée, le déficit de l’Unedic fut de 4,3 milliards d’euros, soit près du double de celui de 2012. La dette cumulée atteignait 30 milliards d’euros.

Elle oscille désormais entre 34 et 37 milliards d’euros, selon un collectif de citoyens membres du Gacdac. Il s’agit d’émissions de titres par des banques et des compagnies d’assurances. L’Unedic leur verse 400 millions d’euros d’intérêts par an. Les profits tirés de la dette échappent souvent à l’impôt via des paradis fiscaux dont usent des établissements aussi connus que BNP-Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, Crédit Suisse, Bred, Barclay et HSBC.

Le risque, si les retraités ne se révoltent pas, c’est de voir augmenter la CSG pour combler le trou de l’Unedic, avec à chaque fois une baisse des pensions comme en janvier 2018. Voilà pourquoi notre colère doit s’exprimer partout le 14 juin prochain.

COMMUNIQUE DE LA CGT


Vers l’équilibre des comptes de la sécurité sociale mais à quel prix ?

Qui peut se réjouir de la résorption du déficit de la sécurité sociale et de l’assurance maladie qui devrait être ramené à 300 millions d’euros en 2018 ? Sûrement pas les patients, ni les professionnels de santé.
Nous tenons à insister sur le fait que l’augmentation globale de la masse salariale (qui accroît automatiquement les rentrées de cotisations sociales) a permis en grande partie ce résultat, en plus d’économies drastiques au détriment de l’accès aux soins et de leur qualité. Peut-on se satisfaire d’un résultat comptable alors que l’actualité fait état de dysfonctionnements majeurs liés au manque de moyens ?

Tout le monde a bien à l’esprit les scandales qui se sont multipliés ces derniers mois : les conditions d’accueil dans les services d’urgence, dans les EHPAD, l’incapacité à répondre de manière satisfaisante lors des multiples appels au SAMU par manque de médecins et par manque de moyens.
Les économies impactent directement le fonctionnement des organismes de sécurité sociale et se traduisent par des milliers de suppressions de poste.
En découle la dégradation des conditions de travail des personnels, en nombre insuffisant, se traduisant par la multiplication des cas de souffrance, de burn-out et de suicides.
Quelle indécence de se réjouir de ces éléments financiers alors que des personnels sont contraints à utiliser des moyens de lutte désespérés, comme la grève de la faim actuellement en cours à l’hôpital psychiatrique du Rouvray !

Depuis des mois, les luttes se multiplient dans tous ces secteurs, dans les hôpitaux et les EHPAD, pour dénoncer les plans d’austérité.
Cette politique « d’équilibre » budgétaire s’opère au détriment de la santé, de la vie de la population, au prix du renoncement aux soins pour près d’un tiers de la population et de la progression des inégalités.
Une situation inadmissible que la CGT dénonce fermement !
Nous avons besoin au contraire de donner des moyens supplémentaires à la santé, à la sécurité sociale. Cela passe par des mesures concrètes :
- cesser les exonérations des cotisations sociales et remettre en cause le CICE ;
- augmenter les salaires ;
- réaliser l’égalité salariale femme/homme, ce qui rapporterait 5 milliards euros de recettes nouvelles ;
- transformer la CSG en cotisations sociales ;
- mettre à contribution les revenus financiers des entreprises ; rappelons que les dividendes versés aux actionnaires correspondent à 55 milliards d’euros : sur 100 euros de richesses créées, 67 euros vont dans les poches des actionnaires et 5 euros seulement pour les salaires.

La recherche permanente d’économies n’est pas la bonne solution. Il y a urgence à instaurer une nouvelle répartition des richesses pour assurer un haut niveau de protection sociale dans notre pays.


Montreuil, le 6 juin 2018

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