Brèves

Le gouvernement joue à l’incendiaire social : c’est irresponsable !

La CGT s’indigne et condamne fermement l’attitude du gouvernement qui répond par la seule violence aux légitimes exigences qui s’expriment diversement dans tout le pays.
La jeunesse est victime d’une répression inadmissible visant à juguler l’agglomération des exaspérations. Les lycéens, qui se mobilisent contre le tri social pour l’entrée à l’université, qui veulent des moyens pour l’éducation et avoir le droit d’espérer un avenir de progrès, sont la cible d’une répression violente.
La CGT ne peut pas accepter que le pouvoir frappe et tape nos enfants, ceux de la République !
Gouvernements et patronat, qui depuis des années, restent sourds à tout progrès social, qui s’accaparent les richesses que les travailleurs créent, sont responsables de la désespérance qu’ils tentent de faire payer à la jeunesse.
La CGT n’a jamais prôné l’action violente. Mais la violence est d’abord sociale, il y a urgence à augmenter le SMIC à 1800 euros, les pensions, les minima sociaux, le dégel du point d’indice. Urgence à instaurer une réelle justice fiscale qui fasse contribuer les plus riches, à développer des politiques publiques de transport et logement qui répondent aux besoins de la population.
Répondre à ces urgences est un préalable qui permettrait d’amorcer une résolution de la crise actuelle.
Ce n’est certes pas l’invitation de la Ministre Pénicaud aux organisations syndicales et patronales pour discuter de la méthode et du calendrier des mises en oeuvre et décisions (mais lesquelles ?) annoncées par le Premier ministre qui peut nous satisfaire.
La CGT se refuse à toute concertation. Elle exige maintenant l’ouverture immédiate de négociations sur l’urgence sociale. Elle confirme son appel aux travailleurs à se réunir et à décider de l’action sur les lieux de travail.
La CGT ne répondra donc pas à cette invitation. Elle ne se laissera pas « récupérer » par le gouvernement qui tente de trouver une unité nationale sous prétexte de risques de violences lors des manifestations et actions à venir.
La France championne d’Europe du versement de dividendes aux actionnaires a les moyens de répondre à l’urgence sociale.
La CGT est disponible, elle a des propositions concrètes et connues pour que chacun ait un emploi et que les jeunes, les actifs, les retraités vivent mieux dès aujourd’hui.


Montreuil, le 6 décembre 2018


 

Réforme des retraites.

 Ce n'est pas forcément mieux ailleurs !

La réforme des retraites c’est a priori pour le premier semestre 2019. La concertation entre le gouvernement et les syndicats a débuté en mai. Macron veut baisser la part de la richesse consacrée aux pensions en s’inspirant de ce qui se fait dans d’autres pays d’Europe. Réforme notionnelle, réforme à points, quelles luttes les syndicats progressistes européens mènent-ils ? La CGT organisait un colloque CGT-Europe à Montreuil le 26 septembre 2018.

A voir sur:  https://www.youtube.com/watch?v=xWA7SytL0ZA&feature=youtu.be


 

Ils sont venus ils sont tous là. Les 250 délégués de retraités venus de la quasi-totalité des départements s’étaient donnés rendez-vous à la Bourse du travail de Paris pour un débat avec les représentants des 9 organisations de retraités, avant de partir pour l’Assemblée nationale et après un arrêt Place de la République.

Le décompte des pétitions s’est élevé à près de 300 000 auxquels il faut ajouter les 200 000 qui avaient été déposées auprès des députés de la République en marche et des Préfectures cet été
Ces chiffres rendent compte de la colère et de la mobilisation des retraités qui loin de se résigner aux atteintes répétés à leur pouvoir d’achat veulent manifester leur détermination à faire reculer les mesures prises et celles envisagées par le gouvernement Macron.

Le président du groupe de députés de la majorité présidentielle n’a pas reçu les délégations mais s’est engagé à les recevoir bientôt. Les 9 organisations de retraités à l’initiative de ces délégations sont bien décidées à lui rappeler sa promesse.

Mais déjà se prépare les rassemblements et manifestations du 9 octobre, journée commune de manifestations des retraités et des salariés dans toutes les grandes villes de France. Avec la perspective d’une nouvelle journée de manifestations le 18 octobre à l’appel des 9 organisations de retraités. Une mobilisation générale des retraités et des actifs pour faire entendre au président en grande difficulté qu’il est urgent de changer de politique !

Pour en savoir +; http://www.ucr.cgt.fr/textelong.php?IDchapitre=1064&IDrub=81&IDsousrubrique=297

Pascal Santoni


 

Elle doit être éradiquée.

Suivant, à la lettre, la déclaration du Président « on dépense un pognon de dingue », le plan pauvreté, comme tous ceux qui sont mis en oeuvre depuis des années, déclare vouloir faire mieux avec moins. On connaît déjà l’efficacité de ce type de plan.

De quoi parle-t-on ? En France, est considéré comme pauvre tout individu vivant dans un ménage dont le niveau de vie est inférieur à 60% du niveau de vie médian (1 015 euros par mois pour une personne isolée en 2015). Cela représente 14,2% de la population française. Parmi cette population pauvre, 1/3 sont des salariés. Pour ceux-là, le gouvernement ne prévoit rien. La CGT propose d’engager partout des négociations salariales, d’augmenter le Smic immédiatement à 1 800 euros, d’agir pour l’égalité professionnelle femme/homme et de sanctionner les employeurs qui imposent le temps partiel à ses salariés.

Parmi cette population pauvre, il y a les privés d’emploi dont 1 sur 2 n’est pas indemnisé ; et le gouvernement et le patronat envisagent encore d’économiser 1 à 4 milliards sur les allocations. Parmi cette population pauvre, il y a un tiers d’enfants. Si nous ne pouvons que nous féliciter de l’annonce de 30 000 postes de crèche (si les aides aux départements sont effectives, ce qui n’est pas le cas actuellement), un verre de lait au petit-déjeuner ne suffira pas à transformer un système éducatif qui accentue les inégalités sociales alors qu’il devrait les réduire. Parmi les 8,8 millions de pauvres, 1 million sont des retraités. Pour ceux-là, M. Macron leur a dit de se serrer la ceinture. La CGT propose que les pensions de retraites soient immédiatement augmentées et indexées sur le salaire moyen. Parmi cette population pauvre, il y a les bénéficiaires du RSA. Là aussi, 1/3 de ceux qui y ont droit n’engagent pas la démarche pour en bénéficier. Il faut y remédier. Le gouvernement entend regrouper l’ensemble des minimas sociaux y compris l’APL, dans un revenu universel d’activité (sans donner le montant) qui serait supprimé, si le bénéficiaire refuse à 2 reprises une offre d’emploi. On connaît déjà le résultat d’une telle approche. Elle oblige le bénéficiaire à accepter n’importe quel boulot et donc l’éloigne de l’indispensable épanouissement que chacun doit avoir au travail et, surtout, elle permet de tirer vers le bas les salaires et les conditions de travail de tous les autres salariés.

Pour un meilleur accompagnement des bénéficiaires du RSA, il ne faut pas, dans un même temps, envisager de supprimer 2 100 conseillers CAF d’ici 2022, de nombreux conseillers pôle emploi (la ministre n’ose pas annoncer le chiffre) et 50 000 fonctionnaires, notamment dans la fonction publique territoriale, qui est au coeur du dispositif de proximité. Il faut donc, au contraire, renforcer les moyens des services publics et des associations qui agissent, au quotidien, pour répondre aux besoins urgents des populations. La CGT exige non seulement que les emplois soient maintenus mais aussi augmentés à hauteur des missions nécessaires.

Enfin, 1/3 de la population pauvre sont les jeunes de 18 à 25 ans. Pour eux, le gouvernement a déjà baissé les APL et renoncé à encadrer les loyers alors que ce secteur de dépense représente, pour certain, 60% de leur budget. La CGT, avec les organisations de jeunesse, entend agir le 9 octobre et les prochains jours pour que ceux qui représentent l’avenir de notre pays ne soit pas sacrifiés. Fort de l’annonce de multiplier par 5 le nombre de bénéficiaires de la garantie jeune, nous devons poursuivre notre bataille pour sa généralisation et, surtout, que les moyens soient donnés aux missions locales pour y répondre correctement. Les bénéfices du CAC 40 ont explosé en 2017 avec 94 milliards d’euros. Les aides et exonérations aux entreprises sont de 230 milliards d’euros chaque année, sans aucun contrôle. Il y a un pognon de dingue pour éradiquer la pauvreté. C’est sur cette base que la CGT présentera ses propositions le 17 octobre prochain, journée mondiale de refus de la misère.


Montreuil, le 13 septembre 2018


 

Le Premier Sinistre vient de l'annoncer :

 

- le jeton de caddie va rester à 1 euro jusqu'en 2022.

- les places de parking gratuites pour les handicapés ne seront pas supprimées tant qu'ils y aura des handicapés.

 jeton de caddie reste a un euro

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cà s'ar "rose" comme on dirait à la CFDT !!