Vie Nouvelle

Dossier Vie nouvelle

http://www.ucr.cgt.fr/textelong.php?IDchapitre=1124&IDrub=81&IDsousrubrique=297

« Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités. »

C’est la seule fois qu’Emmanuel Macron évoque les retraités dans sa lettre. Pour insinuer que les retraités sont une charge pour les salariés comme les cotisations sociales seraient des charges pour les entreprises. Il est malhonnête de présenter ainsi les choses. Jugez-en…

Régulièrement, les télévisions nous ont diffusé des images d’une vidéo tournée par les communicants de l’Elysée. On y voit Emmanuel Macron interpellé par deux retraitées. Il tente de les convaincre que leurs cotisations d’actives auraient seulement servi à payer les retraites de leurs aînés et que les leurs dépendent à 100% des cotisations payées par les gens actuellement au travail. Alors que l’une d’elles argumente face au président pour prouver qu’elle a aussi acquis des droits par son travail, les coupes opérées dans le montage de la vidéo censurent ses propos.
La pension dépend des cotisations des actifs et de la carrière passée.

Certes, dans le régime par répartition les cotisations des actifs servent à payer les pensions des retraités.

Mais il est tout aussi vrai que le calcul de la pension qui sera versée à chaque salarié(e) du secteur privé partant en retraite est effectué à partir de ses années de cotisation au régime général de la Cnav et aux régimes complémentaires. Il y a donc un lien très direct entre ce que chaque personne a cotisé durant sa vie active et le droit à pension qu’il convient de lui octroyer au moment de faire valoir ses droits à la retraite.

Pourquoi Emmanuel Macron tente-t-il de gommer cette réalité? Sans doute pour défendre la « réforme » par points qu’il veut faire passer en 2019, répétant que chaque euro cotisé donnera un droit identique pour tout cotisant. Mais cette réforme par capitalisation ne peut pas prendre corps de manière autonome par rapport au régime actuel. À supposer que l’on mette en place un régime par capitalisation, géré par des fonds de pension spéculatifs, il faudra tout de même que l’on finance les retraites de ceux et celles qui ont cotisé à la Cnav et aux régimes particuliers.

D’autres pays nous ont montré que les systèmes par capitalisation sont à la merci de grosses pertes de capitaux dans des spéculations hasardeuses. En réalité, l’actuel système par répartition est à la fois plus équitable et mieux à même de corriger les conséquences des inégalités et autres accidents de parcours que le système par points, proposé par Emmanuel Macron, dans le seul but d’offrir une manne financière permanente à des spéculateurs sans foi ni loi.


Donner aux actifs en appauvrissant leurs parents.

Lors de son passage sur le plateau de « l’Émission politique » sur France 2, le 27 septembre dernier, le Premier ministre, Edouard Philippe, a tenté de convaincre Ghislaine Noirault, ouvrière retraitée de la métallurgie et militante de l’UCR-CGT dans la Vienne, qu’il fallait réduire les pensions de retraite pour que les salaires augmentent un tout petit peu, sans que cela ne coûte un centime aux patrons.

Il a insisté sur l’idée que les heures supplémentaires, délestées de toute cotisation sociale, étaient le plus sûr moyen d’améliorer le pouvoir d’achat des actifs, d’où son appel aux sacrifices adressé aux retraités.

Ce qui lui valut cette réplique de la militante de l’UCR-CGT : « On va prendre l’argent que vous voulez donner aux salariés dans la poche de leurs parents».

Mouché par la militante, le Premier ministre a admis que même sa propre mère trouvait que l’on demandait trop de sacrifices aux retraités !

Emmanuel Macron a repris la même affirmation erronée avec le double objectif de culpabiliser les retraités et de les opposer aux salariés. Piètre manœuvre dans l’esprit de l’ensemble des arguments et des questions qu’il formule dans sa lettre. Ce faisant, il porte atteinte à la cohésion sociale. C’est grave pour un président de la République. Il est impératif de déjouer ce piège et nous allons nous y employer en associant les retraités à nos actions.

 

 TOUTES ET TOUS SUR NOTRE 31 !!


 

Fête de Vie Nouvelle : un franc succès !

  • Pour sa quatrième édition, la fête de Vie Nouvelle, qui s’est tenue le vendredi 9 novembre au Foyer Socio-culturel de Trélissac, a connu un franc succès. Organisée tous les deux ans, depuis novembre 2012, par l’Union syndicale des retraités CGT de Dordogne, cette initiative, aussi dynamique que spécifique, a pour ambition de rassembler dans un moment, tant culturel que festif, les retraité(e)s CGT du département et leurs ami(e)s, mais aussi d’aider à la promotion de ce singulier magazine édité par l’Union confédérale des retraité(e)s CGT. De ce point vue, la moisson fut intéressante avec une petite dizaine de nouveaux abonné(e)s !
    Entre la marche du matin qui a réunit une bonne vingtaine de courageuses et de courageux, le riche et passionnant débat sur la fiscalité animé d’excellente façon par nos camarades Olivier Darin et Philippe Gory du syndicat CGT des impôts, l’instant aussi musical que poétique de nos ami(es) du groupe Aut’Chose, l’apéritif qu’accompagnait avec énormément de dynamisme le groupe folklorique des Crocants de Talleyrand et bien sûr le grand repas gastronomique arrosé par les nectars de la cave de Sigoulès, la tombola et le traditionnel bal musette avec le trio Fernand Chevalier, tous les ingrédients étaient réunis pour une fête à la hauteur des attentes ! D’autant que s’y rajoutaient l’exposition sur le centenaire de la CGT à la poudrerie de Bergerac et celle de Clara Magazine et de Femmes Solidaires : “Elles… comme laïcité”, ainsi que la présence des associations avec qui nous partageons des valeurs communes : l’AFMD, le Cerader, la CNL, Dordogne-Palestine, Femmes-Solidaires, LSR, le Mouvement de la Paix ou encore le Secours Populaire.
    Au total, ce sont quelques 250 personnes, venues de tout le département, qui ont participé à cette sympathique manifestation. Après avoir remercié Francis Colbac et la municipalité de Trélissac et salué la présence tout au long de la journée de Corinne Rey secrétaire de l’Union départementale CGT, de Gisèle Bourcier de la FAPT et des camarades de l’USR de la Haute Vienne, Josette Gosset a souligné, au nom de l’USR, l’importante, “dans la période particulièrement difficile et complexe que nous traversons”, de “pouvoir se retrouver pour des moments fraternels et chaleureux. Surtout pour toutes celles et tous ceux, et il y en a dans cette salle, qui sont un peu isolés, un peu coupés de l’activité collective. Nous mesurons chaque jour l’importance d’une activité au sein de notre organisation syndicale la CGT, de plus en plus indispensable afin que toutes nos colères légitimes se transforment en revendications et propositions, en action efficace et en résultats concrets”. “La colère des retraités, face au mépris de ce gouvernement ne retombe pas”, a-t-elle souligné, ajoutant : “la mobilisation ne cesse de s’élargir à l’appel du groupe des 9 composé d’organisations syndicales et d’associations de retraités avec la présence de nouvelles associations professionnelles de retraités, rejoints par les anciens du monde agricole comme en Dordogne ce 18 octobre”. Pour autant, devait-elle préciser : “D’autres mobilisations seront nécessaires. Ces luttes, nous nous efforçons de les mener dans l’unité la plus large, sur des bases revendicatives claires et précises. Mais il est clair que la CGT joue un rôle essentiel dans cette dynamique. Renforcer la CGT, élargir son nombre d’adhérents est indispensable pour espérer voir avancer nos revendications”. Et Josette de clôturer son intervention en appelant les retraité(e)s à inciter leur entourage à “voter CGT voter CGT pour être mieux représentés et défendus à l’occasion des élections dans la Fonction publique qui vont se dérouler début décembre et dont le résultat déterminera la représentativité syndicale”.

Jacques Teyssier.

Les retraité(e)s CGT vous convient à la 4ème fête de leur magazine Vie Nouvelle.


Vendredi 9 novembre se déroulera au Foyer Socio-culturel de Trélissac la fête de Vie Nouvelle, le magazine de l’Union confédérale des retraités CGT. Organisée par l’Union syndicale des retraités (USR) de Dordogne, cette quatrième édition devrait à nouveau rassembler un très grand nombre de retraité(e)s.

Ouverte à partir de 9 heures et clôturée à 18 heures après un bal musette animé par le trio Fernand Chevalier, cette journée s’annonce riche et conviviale, chaleureuse, militante et gourmande...

Article de Gérard Le Puill dans Vie Nouvelle n° 205

En soulignant que « la cotisation est la base du financement de la protection sociale », le Conseil d’État donne raison à 16 millions de retraités opposés à la remise en cause de leurs droits acquis par Emmanuel Macron.
L'avis du Conseil d'Etat porte sur le projet de loi "pour la liberté de choisir son avenir professionnel" porté par la ministre du Travail Muriel Pénicaud et examiné à l'Assemblée prévoit d'affecter dès 2019 une "fraction de la CSG" à l'Unédic, qui gère l'assurance chômage.
Jusqu’en 2017, les fonds dont dispose l’Unedic pour indemniser le chômage provenaient de cotisations des salariés et du patronat. Leur augmentation faisait l’objet de négociations paritaires souvent difficiles. Du fait de l’augmentation du chômage, imputable aux délocalisations de productions industrielles dans les pays à bas coûts de main-d’œuvre, il n’y avait jamais assez d’argent pour indemniser les privés d’emploi.
En 2012, première année du quinquennat de François Hollande avec Emmanuel Macron comme secrétaire général-adjoint de l’Elysée, le déficit de l’Unedic fut de 2,4 milliards d’euros et la dette cumulée atteignait13,8 milliards d’euros, selon les chiffres publiés par le quotidien l’Humanité du 27 avril dernier. Fin 2016, quand Emmanuel Macron a quitté sa fonction de ministre de l’Économie pour la course à l’Elysée, le déficit de l’Unedic fut de 4,3 milliards d’euros, soit près du double de celui de 2012. La dette cumulée atteignait 30 milliards d’euros.

Elle oscille désormais entre 34 et 37 milliards d’euros, selon un collectif de citoyens membres du Gacdac. Il s’agit d’émissions de titres par des banques et des compagnies d’assurances. L’Unedic leur verse 400 millions d’euros d’intérêts par an. Les profits tirés de la dette échappent souvent à l’impôt via des paradis fiscaux dont usent des établissements aussi connus que BNP-Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, Crédit Suisse, Bred, Barclay et HSBC.

Le risque, si les retraités ne se révoltent pas, c’est de voir augmenter la CSG pour combler le trou de l’Unedic, avec à chaque fois une baisse des pensions comme en janvier 2018. Voilà pourquoi notre colère doit s’exprimer partout le 14 juin prochain.