Les collectifs

A LIRE SUR ww.ucr.cgt.fr

De moins en moins de médecins et de plus en plus de besoins. Comment répondre à la demande quand tout semble partir à vau l’eau ? La société a évolué, les politiques de santé doivent suivre le mouvement. Encore faut-il le décider.

Depuis 20 ans, des mesures soi-disant incitatives sont prises par les pouvoirs publics pour tenter de trouver une solution aux déserts sanitaires. Force est de constater que les régions alors les plus en manque sont encore plus en difficulté aujourd’hui. Pourquoi ? La question est assez simple, elle fait l’objet de controverses depuis deux siècles : le marché s’autorégule-t-il ? Et bien, la réponse est non, dans ce domaine comme dans le reste de l’économie.

Les retraité(e)s CGT vous convient à la 4ème fête de leur magazine Vie Nouvelle.


Vendredi 9 novembre se déroulera au Foyer Socio-culturel de Trélissac la fête de Vie Nouvelle, le magazine de l’Union confédérale des retraités CGT. Organisée par l’Union syndicale des retraités (USR) de Dordogne, cette quatrième édition devrait à nouveau rassembler un très grand nombre de retraité(e)s.

Ouverte à partir de 9 heures et clôturée à 18 heures après un bal musette animé par le trio Fernand Chevalier, cette journée s’annonce riche et conviviale, chaleureuse, militante et gourmande...

COMMUNIQUE DE LA CGT


Oui, nous avons besoin de reconstruire notre système de santé à partir des besoins de la population dans les territoires

Au-delà des déclarations d’intentions, ce que propose le président de la République, contraint par les luttes des personnels de la santé et la montée de l’exaspération de la population, ne répond en rien au besoin d’une reconstruction de notre système de santé. À nouveau, il n’entend pas les revendications des personnels de santé et les exigences des réponses aux besoins de santé de la population.
Aucun moyen financier ou si peu n’accompagne le plan présenté ce jour. Cette crise du système de santé, la progression du non-recours aux soins, la mise en danger des personnels de santé soumis à des contraintes de travail infernales sont le résultat d’une politique : celle de la MAÎTRISE DES DEPENSES de santé menée depuis de nombreuses années.
Pour la CGT, cette politique globale de santé exige une autre organisation du travail reposant sur l’amélioration des conditions de travail des professionnels nécessitant un plan massif de créations d’emplois et de formations. Ce sont 100 000 emplois pour l’hôpital et 200 000 pour les EHPAD et les services à la personne dont nous avons besoin immédiatement.
Pour la CGT, il faut rompre avec cette logique appelée coopération entre les établissements qui, en fait, est une mise en concurrence du service public et du privé qui aboutit à la fermeture de nombreux services.
L’organisation du système de santé et de l’accès aux soins doit reposer sur le service public, avec la création et le développement de centres de santé et des professionnels salariés, y compris des médecins, rattachés à des établissements publics de santé, notamment des hôpitaux de proximité.
Un hôpital de proximité ne doit pas être une coquille vide mais comprendre, au moins, les services suivants : Urgences, Médecine, Chirurgie, Maternité et Gériatrie.
Par ailleurs, il est absolument nécessaire de conserver une spécificité de l’offre de soins de psychiatrie, dans le cadre de l’organisation en secteurs au plus près de la population.
Pour la CGT, régler durablement la question des déserts médicaux, c’est traiter le problème de la présence de médecins sur tous les territoires. Aussi, il ne suffit pas seulement de supprimer le concours de première année de médecine, il faut en finir avec le numerus clausus mais, surtout, former un plus grand nombre de médecins, ce qui n’est pas l’objectif final du gouvernement.
Pour permettre cette sortie de la crise, les miettes ne suffiront pas, il faut un financement à la hauteur des besoins.
Il y a urgence à développer une véritable politique de prévention portée avant tout sur l’amélioration des conditions de vie et de travail, l’éducation et l’organisation des solidarités tout au long de la vie, ce qui est à l’opposé des différentes réformes menées ces dernières années et celles à venir.
L’argent ne manque pas mais il ne va pas au bon endroit comme le montrent les distributions de dividendes affichées cette année par les entreprises du CAC 40.
Pour l’accès à la santé pour tous et la défense de notre modèle social, signe de progrès, la CGT appelle à se mobiliser le 9 octobre prochain.


 

Article de Gérard Le Puill dans Vie Nouvelle n° 205

En soulignant que « la cotisation est la base du financement de la protection sociale », le Conseil d’État donne raison à 16 millions de retraités opposés à la remise en cause de leurs droits acquis par Emmanuel Macron.
L'avis du Conseil d'Etat porte sur le projet de loi "pour la liberté de choisir son avenir professionnel" porté par la ministre du Travail Muriel Pénicaud et examiné à l'Assemblée prévoit d'affecter dès 2019 une "fraction de la CSG" à l'Unédic, qui gère l'assurance chômage.
Jusqu’en 2017, les fonds dont dispose l’Unedic pour indemniser le chômage provenaient de cotisations des salariés et du patronat. Leur augmentation faisait l’objet de négociations paritaires souvent difficiles. Du fait de l’augmentation du chômage, imputable aux délocalisations de productions industrielles dans les pays à bas coûts de main-d’œuvre, il n’y avait jamais assez d’argent pour indemniser les privés d’emploi.
En 2012, première année du quinquennat de François Hollande avec Emmanuel Macron comme secrétaire général-adjoint de l’Elysée, le déficit de l’Unedic fut de 2,4 milliards d’euros et la dette cumulée atteignait13,8 milliards d’euros, selon les chiffres publiés par le quotidien l’Humanité du 27 avril dernier. Fin 2016, quand Emmanuel Macron a quitté sa fonction de ministre de l’Économie pour la course à l’Elysée, le déficit de l’Unedic fut de 4,3 milliards d’euros, soit près du double de celui de 2012. La dette cumulée atteignait 30 milliards d’euros.

Elle oscille désormais entre 34 et 37 milliards d’euros, selon un collectif de citoyens membres du Gacdac. Il s’agit d’émissions de titres par des banques et des compagnies d’assurances. L’Unedic leur verse 400 millions d’euros d’intérêts par an. Les profits tirés de la dette échappent souvent à l’impôt via des paradis fiscaux dont usent des établissements aussi connus que BNP-Paribas, Société Générale, Crédit Agricole, Crédit Suisse, Bred, Barclay et HSBC.

Le risque, si les retraités ne se révoltent pas, c’est de voir augmenter la CSG pour combler le trou de l’Unedic, avec à chaque fois une baisse des pensions comme en janvier 2018. Voilà pourquoi notre colère doit s’exprimer partout le 14 juin prochain.

Sous-catégories