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LES RETRAITES-ES AIMENT LE SERVICE PUBLIC


Des destructions programmées

Les missions des services publics en ligne de mire. La privatisation s’installe sur fond de précarité. Les usagers deviennent des clients. Bien mal traités.
Le processus de libéralisation de l’économie enclenché depuis plus de trente ans s’est développé d’abord lentement pour s’accélérer avec le mandat de François Hollande. Il nous est proposé « la totale » sous le quinquennat Macron. Pas de changement donc, mais continuité. Que ce soit dans les domaines du service public qui ont été privatisés ou dans ceux qui sont en cours de liquidation pour cause de privatisation, la logique de destruction de tout ce qui est collectif et public poursuit inlassablement sa course de fond.

Une aggravation dangereuse et lourde de conséquences…

 Toutes leurs décisions porteuses de lourdes régressions et la poursuite, à la hussarde, de « CAP 2022 », entreprise de démantèlement des services publics :
• Suppression des CHSCT (par fusion avec les CT)
• Remise en cause du caractère national des CAP dans la Fonction publique de l’État et restriction de leurs prorogatives dans les trois versants
• Identification de métiers pour lesquels le recrutement de titulaires ne serait plus la règle
• Développement de la part individuelle de la rémunération…

 Nouvelle attaque d’une très grande violence à laquelle se livrent Edouard Philippe et Gérald Darmanin :
• En préconisant un plan de départ volontaire pour accompagner les abandons de missions et les nouvelles suppressions d’emplois envisagées
• Le recours accru au non-titulariat et à la précarité
• L’extension du salaire au mérite et donc de la rémunération accessoire et discriminante
• La diminution des instances de représentation du personnel

Ainsi, ces dispositions libérales s’inscrivent concrètement dans la vie quotidienne, particulièrement pour les plus fragiles.

Les salariés premières victimes, les usagers retraités subissent…

Ainsi, vous voulez envoyer un courrier et le faire peser, vous n’allez plus au bureau de Poste qui est fermé, mais chez le commerçant du coin, dans un magasin ouvert de 7 à 22 heures, 7/7 jours. Ceci est vrai aussi bien dans des quartiers des villes mais aussi pour de plus petites agglomérations et des villages où parfois un seul lieu offrira tous les services qui étaient assurés hier par le secteur public.

Dans ce tableau noir imposé, les retraités payent leur part, pour de multiples raisons. Ils assistent sur le vif à la décadence des services publics et la subissent aux premières loges.

Le comble de l’indécence, en matière de relation « de service », c’est le service payant des visites à domicile de La Poste par les facteurs pour s’occuper des personnes âgées. Et sans compter l’arnaque des télécommunications, désormais totalement privées, qui redoublent de surenchère pour qu’avec des services gratuits à l’origine, ils s’avèrent au final de plus en plus chers pour celles et ceux qui se retrouvent souvent seuls-es face à une voix anonyme et dans un labyrinthe de choix compliqués.

 

Construire ensemble, fonctionnaires, usagers, la réponse collective

Le mode de vie imposé à la majorité de la population a modifié le rapport des citoyens aux services publics.
La nécessité d’un service public de qualité doit devenir une priorité.
En convaincre les citoyens et en particulier les retraités-es est un combat difficile parce beaucoup de terrain a déjà été perdu.
Pour le reprendre c’est partir de l’existant pour faire du neuf, donc du collectif.
De la nostalgie à l’innovation, le pas peut se franchir très naturellement. C’est le moment.

 

POUR UNE FONCTION PUBLIQUE AU SERVICE DU PROGRÈS SOCIAL

POUR UNE FONCTION PUBLIQUE DISPOSANT DES MOYENS BUDGÉTAIRES SUFFISANTS ET PÉRENNES

POUR UNE FONCTION PUBLIQUE ASSISE SUR LE STATUT GÉNÉRAL DES FONCTIONNAIRES

POUR UNE FONCTION PUBLIQUE DOTÉE DES EMPLOIS NÉCESSAIRES À LA MISE EN OEUVRE DES MISSIONS PUBLIQUES

 

LES SERVICES PUBLICS, LA FONCTION PUBLIQUE SONT LE BIEN

COMMUN DES CITOYEN-N-E-S ET DES USAGER-E-S !

C’EST ENSEMBLE QU’IL NOUS FAUT LES DÉFENDRE ET LES

DÉVELOPPER AU SERVICE DE L’HUMAIN, DE LA SOLIDARITÉ,

DE L’ÉGALITÉ ET DE LA JUSTICE !

 

C’EST DANS CE SENS QUE LES RETRAITES-ES DE LA CGT

VOUS APPELLE À VOTER LE 6 DECEMBRE 2018

POUR LES LISTES ET CANDIDATS-ES PRESENTES-ES PAR LA CGT


 

Revirement du gouvernement

Contrairement à ce qui avait été évoqué fin aout par les députés En marche, il n'y aura finalement pas de hausse de la revalorisation des pensions pour les retraités les plus modestes. En plus de l'augmentation de la CSG, les retraités les plus modestes feront donc aux aussi face à un quasi-gel de leurs pensions de retraite. Au total, la baisse du pouvoir d’achat des retraités devrait atteindre 200€ en 2019 puis 400€ par an d’ici 2020.

Effrayés par la colère des retraités, un socle important de l’électorat macroniste, certains députés En marche avaient évoqué l’idée de revoir à la hausse la revalorisation des pensions des retraités des plus modestes.

Une façon de calmer la fronde naissante parmi les retraités.

Mais finalement l’idée a été définitivement abandonnée par les députés, annonce le journal Les Echos. Un nouveau revirement du gouvernement qui tape dans les portefeuilles des plus modestes pour réaliser des économies. Les retraités les plus modestes feront donc eux aussi face à un quasi-gel de leurs pensions.
Face à la colère des retraités : le sauve-qui-peut électoral de Macron

Ce n’est pas le premier coup porté au pouvoir d’achat des retraités : après la hausse de 1,7 points de la CSG, les retraités subiront un quasi-gel de leurs pensions de retraite. Et avec une croissance économique en berne, nul doute que le gouvernement cherchera comme il peut à économiser sur le dos des plus modestes. A cela s’ajoute l’incertitude qui pèse sur l’avenir des retraités quant au contenu de la réforme de retraites, chantier phare du quinquennat Macron.

Autant de coups au pouvoir d’achat des retraités qui ont provoqué une colère qui menace de se transformer en véritable décrochage. La situation commence à être critique pour Macron : selon le baromètre de l’institut Elabe, publié le 6 septembre, 72 % des retraités déclarent ne pas avoir confiance dans le chef de l’État, alors qu’ils étaient 44 % en janvier et 35 % lors de son élection.

Or les retraités sont un électorat-clé pour Macron. Plus mobilisés en moyenne aux élections, Macron craint de perdre leur soutien à l’approche des élections européennes et surtout des municipales de 2020. Tandis que sa base sociale sur la gauche commence à se détacher, le risque pour Macron est grand de voir l’électorat de droite, et surtout les retraités, se retourner vers la droite traditionnelle qui, bien que pour le moment très affaiblie, pourrait se renforcer considérablement en vue des municipales de 2020.

Face à cette colère des retraités, le gouvernement a donc lancé une véritable opération de sauve-qui-peut électoral.

Après Macron qui a déclaré à ses collaborateurs « il faut arrêter d’emmerder les retraités », Édouard Philippe a annoncé récemment que ce seront 300.000 retraités, et non 100.000 comme annoncé initialement, qui bénéficieront d’un geste fiscal pour compenser la hausse de la CSG.

Une véritable marche-arrière qui en dit long sur l’état de fébrilité du gouvernement.
En réalité : 80% des retraités perdants

Si les "gestes" du gouvernement envers les retraités témoignent de sa fébrilité, ils relèvent surtout du pur effet de com’.

En effet, avec une inflation qui devrait atteindre les 1,6 % en 2020, l’augmentation de leurs pensions de retraite ainsi que les APL ne sera que de 0,3 %. Une perte directe de pouvoir d’achat donc. De plus, ce quasi-gel des pensions sera en réalité peu compensé par la suppression de la taxe d’habitation, qui ne concerne par ailleurs pas tous les retraités.

Ainsi, en réalité selon l’OFCE, un institut d’études économiques, la baisse du pouvoir d’achat des retraités devrait atteindre 200€ en 2019 puis 400€ par an d’ici 2020.

Le président des riches n’a décidément pas fini de trainer derrière lui comme un boulet la question du pouvoir d’achat.

Salariés-es, fonctionnaires, retraités-es, jeunes et privés-es d'emploi, nous devons tous nous mobiliser le 9 octobre dans les entreprises et les rues du département.

Soyons tous présents  ! Le 9 octobre ! Nous y serons ! Pour un autre avenir !

PERIGUEUX, 10h30 Palais de justice

BERGERAC, 14h Palais de justice


 

Budget 2019, vous avez dit pognon de dingue !

Le projet de budget dévoilé lors du conseil des ministres du 18 septembre 2018 tient les tristes promesses du Premier ministre lors de son interview au Journal du dimanche il y a quelques semaines.
C’est la même imposture intellectuelle qui est à l’œuvre : on prétend faire « le choix du travail » alors que c’est précisément le monde du travail qui fait les frais du prochain budget. Quelle injustice, alors même que l’augmentation faramineuse du déficit de l’État est en premier lieu due à la transformation du CICE en baisses de cotisations.
Imposture encore, quand on prétend réaliser 6 milliards d’euros de baisses d’impôts alors qu’en fait la suppression des cotisations sociales au titre notamment des assurances chômage et maladie et l’exonération des cotisations sociales sur les heures supplémentaires sont un hold-up sur les salariés auxquels on ampute, de fait, une partie du salaire brut et socialisé, avec toutes les conséquences que l’on connaît sur la sécurité sociale et son financement. On donne d’une main ce que l’on reprend de l’autre en un savant tour de passe-passe
Imposture toujours, quand on met en avant l’augmentation du minimum vieillesse alors que, dans le même temps, les retraités subissent de plein fouet la hausse de la CSG à taux plein et la désindexation des pensions.
Imposture, enfin, quand on prétend mieux servir les usagers alors même que les coupes dans les effectifs mettent le service public à l’os et font courir les plus grands risques à la qualité et à l’égal accès aux services publics de santé, d’éducation, du travail, de l’écologie, des finances, etc. Quel symbole représente dans la période la baisse de 800 postes à Pôle emploi ! Il faut aussi aborder la réorientation des missions qui fait de la sanction une priorité au détriment du conseil !
Pour la CGT, le modèle social est garant de l’égalité entre citoyens quel que soit le lieu où ils vivent et travaillent. Le désengagement de l’État, la baisse des dotations aux collectivités locales, entre autres dispositions iniques, ne font qu’accroître les inégalités entre les territoires et mettent à mal le modèle républicain.
La CGT dénonce ce budget au service, une nouvelle fois, des plus aisés. Elle dénonce le « pognon de dingue » distribué sans vergogne aux entreprises (rappelons encore une fois que les aides aux entreprises représentent plus de 200 milliards d’euros) sans que jamais ne soit prouvée l’efficacité réelle sur l’emploi… Bien au contraire !
La CGT est porteuse de propositions au service d’un financement pérenne des politiques publiques et des services publics indispensables à leur réalisation. Elle appelle les salariés, du public comme du privé, les retraités et les privés d’emploi, à faire du mardi 9 octobre une puissante journée de mobilisation interprofessionnelle au service du progrès social.

 

 Communiqué de la CGT Montreuil, le 25 septembre 2018


 

Appel CGT - FO - SOLIDAIRES - LSR

Retraités et retraitées ! tous et toutes dans la rue le 9 octobre

Le gouvernement vient de décider : les retraites ne seront revalorisées que de 0,3 % en 2019 et 2020 alors que les prix ont déjà augmenté de 2,3 % de juillet 2017 à juillet 2018.

Il décide unilatéralement de ne plus s’appuyer sur l’inflation mais sur les prévisions de croissance. Ce sont les prémices d’un changement de système en un régime par points.

C’est une nouvelle amputation du pouvoir d’achat des retraités après la baisse de la pension de 1,7 % avec l’augmentation de la CSG.

Concrètement, pour une retraite brute de 1500 euros, l’augmentation de la CSG a réduit la retraite de 25,5 euros par mois. Avec une hausse des prix de 1,7 % et une majoration des pensions seulement de 0,3 %, ce retraité perd en plus 21 euros par mois. Et cela après des années de revalorisation dérisoire des retraites !

Les salariés comme les retraités subissent une réduction de leurs droits et rémunérations. Tenter d’opposer les salariés aux retraités, les chômeurs à ceux qui ont un emploi, les plus jeunes aux plus anciens, le public au privé, les précaires de plus en plus nombreux aux CDI ne peut masquer que les bénéfices du CAC 40 battent des records, que l’ISF est supprimé… Une petite minorité est de plus en plus riche aux dépens des retraités, des salariés, comme du reste de la population. Ce gouvernement a même le cynisme d’annoncer un « plan pauvreté » alors que sa politique conduit à accroitre fortement leur nombre : une partie des personnes âgées est en voie de paupérisation.

Actifs, retraités, nous avons les mêmes intérêts !

Ce qui est en jeu c’est le droit de vivre de sa retraite.

Depuis des années le pouvoir d’achat des retraités diminue : désindexation des pensions sur les salaires, baisse de l’APL, taxation via la CSG, la CASA, la CRDS, suppression de la demi part fiscale pour les veuves, imposition des 10% de majoration de pension pour avoir élevé 3 enfants. Sans compter le coût des mutuelles, des hébergements en EHPAD, le recul des services publics : hôpitaux, transports, énergie…

Mais nous sommes aussi inquiets pour l’avenir :

Aujourd’hui, après toutes les réformes ayant déjà réduit les droits à la retraite, le gouvernement entend instaurer un système universel de retraites par points. Mais qui décidera de la valeur du point lors de son achat durant l’activité et au moment du calcul de la retraite ?
C’est le gouvernement, en fonction de la situation économique et du déficit budgétaire. Autrement dit le prix du point acheté en travaillant ne donne aucune garantie sur sa valeur au moment de la retraite !

Le régime universel, c’est la disparition de tous les régimes de retraite existants et l’alignement des droits vers le bas. Cela fragiliserait le principe du système de la retraite par répartition : les personnes cotisent durant leur vie professionnelle, ce qui leur ouvre des droits à pension. Le régime universel individualisé et par points, poussera au développement d'une retraite complémentaire par capitalisation répondant en cela aux appétits des assureurs.

Cette réforme menace tous les mécanismes de solidarité. Que deviennent, par exemple, les majorations de trimestres pour avoir élevé un enfant ? Il s’agit là de droits non liés à des « euros cotisés ».
Désormais, la pension de chacune et de chacun dépendra, de fait, de l’arbitraire gouvernemental, aujourd’hui, des exigences des actionnaires.

Elle menace aussi les pensions de réversion. Le gouvernement, après avoir envisagé de les supprimer, parle maintenant d’harmoniser les droits en introduisant en particulier des conditions de ressource qui n’existent ni dans la fonction publique ni dans les régimes complémentaires, etc. supprimant ou réduisant le montant des réversions.
Il dit également qu’il ne touchera pas aux réversions en cours. Ces propos démontrent qu’il entend remettre en cause les futures réversions.

Tout le monde est concerné par cette réforme
en premier lieu la grande majorité des actuels retraités

En effet, un retraité perçoit sa propre pension. La pension de réversion susceptible de s’y ajouter, plus tard après la réforme, serait calculée selon les nouvelles normes.

Sur ces questions comme sur tant d’autres le gouvernement entend remplacer des droits par des aides sociales aléatoires. Ce que nos ainés ont conquis est en jeu.

Retraités, nous vous appelons à défendre ces conquêtes à commencer par la sécurité sociale bâtie sur des cotisations et non sur l’impôt.

Pour défendre nos droits, l’UCR-CGT, l’UCR-FO, UNIRS-Solidaires et la Fédération LSR vous appellent à manifester le 9 octobre au côté des salariés, fonctionnaires, chômeurs, jeunes, dans l’unité à l’appel de la CGT, de FO, de Solidaires, de l’UNEF, de l’UNL et de la FIDL pour exiger le maintien de tous les régimes de retraite avec leurs droits actuels.

Non à la retraite en points !
Revalorisation des retraites et indexation sur les salaires !
Rétablissement ½ part pour les veuves et retour à l’exonération de la majoration familiale !
Pour la défense et le développement des services publics !
Pour la défense de notre Sécurité sociale !
Pour de véritables moyens humains et financiers pour les EHPAD !
Tout ceci est possible par un autre partage des richesses et la fin de leur accaparement par une minorité.


 

Le gouvernement maltraite les retraité-e-s


Le gouvernement veut encore baisser le pouvoir d’achat des retraité-e-s ! Il prévoit de revaloriser les pensions de
seulement 0,3 % en 2019 et 2020. L’inflation des 12 derniers mois s’élève à 2,3 %...

Des prestations sociales, comme l’APL, ne suivront plus l’inflation. Le gouvernement considère les retraités, non plus comme des citoyens qui ont travaillé, cotisé, acquis des droits en termes de retraite et de santé, mais comme des vieilles personnes qui coûtent cher, qui doivent être prises en charge pour leur assurer un minimum pour survivre.

Le Président de la République les considère comme des « nantis », et les remercie des efforts auxquels il les contraint. Ce n’est pas acceptable.
Il est dès lors utile de rappeler quelques éléments de la réalité vécue par un quart de la population.
Quelques réalités sur la contribution des « nantis » à l’effort national :
- Le montant moyen des pensions est de 1 376 euros bruts (1 283 € nets).

- Les pensions des femmes sont inférieures de 39 % à celle des hommes et 44,6 % des femmes retraitées
(13,6 % des hommes) perçoivent la pension minimum de leur régime d’affiliation.

- La pension est bien plus faible que le salaire moyen de 2 250 €, et même du salaire médian de 1 797 €.

- Le montant des pensions est resté bloqué d’avril 2013 à octobre 2017 (exceptés les 0,1 % d’octobre 2015).

- En 2018, le montant des pensions est de nouveau bloqué puisque toute éventuelle revalorisation a été repoussée à janvier 2019, alors que les prix ont augmenté de 2,3 % lors des 12 derniers mois.

Depuis vingt ans, les retraités perdent en moyenne 1 % par an par rapport au salaire moyen à cause de la revalorisation des pensions qui n’est plus indexée sur le salaire moyen mais sur l’indice INSEE de l’inflation.
Le nombre de retraité-e-s pauvres, selon le Secours populaire, est de plus de 1 million, soit 8 % de la population, qui vit avec moins de 1 000 euros par mois.

Les pertes de pouvoir d’achat se cumulent :
- la CSG est passée de 1,1 % à sa création à 8,3 % en 2018. Le gouvernement a menti en affirmant qu’il y aurait compensation en octobre 2018 par la baisse de la taxe d’habitation, nous avons maintenant la preuve que c’est
faux, plus de 91 % des retraité-e-s (6,4 millions) perdront en moyenne 380 € sur l’année 2018 !
- la CRDS créée en 1996 à 0,5 %.
- la CASA créée en 2013 à 0,3 %, soit 9,1 % de retenues sur de nombreuses pensions.

En 3 ans : 1 500 € pris dans la poche du retraité :
Exemple concret d’un retraité qui percevait en décembre 2017 la pension moyenne de 1 376 € bruts.
Sans compter les pertes du passé (gel des pensions, CASA, CRDS), à partir du 1er janvier 2018, il perd
1,7 % avec la CSG, et 1,7 % avec la hausse des prix évaluée pour 2018 : la facture est de 561 € de perte de
pouvoir d’achat pour l’année 2018.
Si le gouvernement limite à 0,3 % la revalorisation des pensions, pour une inflation de 1,7 %, ce sera une perte
de 511 € par an en 2019 et en 2020.
Cela représente plus de 1 500 € sur trois ans : plusd’un mois de pension !

Côté mesures fiscales, la suppression de la 1/2 part fiscale pour les veuves avait fortement alourdi la facture pour 3,6 millions de contribuables, et la fiscalisation des 10 % du complément de pensions pour avoir élevé 3 enfants a augmenté les impôts pour beaucoup.

Pendant ce temps, le minimum vieillesse a été « revalorisé » de 30 euros au 1er avril 2018, mais l’APL a baissé de 5 euros mensuels en janvier 2018 puis a été gelée en 2018 (cela concerne 41 % des retraités qui vivent en HLM); la part du budget de l’état destinée au logement doit baisserde 18 % sur 2 ans (2018-2019).

Le prix du gaz a augmentéde 6,9 % en janvier 2018, puis de 7,45 % en 1er juillet (celaconcerne 35 % de la population, dont plusieurs dizaines de milliers de retraités qui se trouvent en situation de vulnérabilité
énergétique). Rappelons que les tarifs de l’électricité ont augmenté de 37 % entre 2006 et 2016.

Par comparaison, les journalistes économiques vantent la bonne situation du CAC 40 : plus 54 % d’augmentation
des bénéfices des entreprises du CAC 40 de 2013 à 2016 (soit 74 milliards de bénéfice en 2016)… et c’est aux plus aisés que Macron a fait des cadeaux fiscaux impériaux :
- suppression de l’ISF, baisse de l’impôt sur les sociétés (jusqu’à 25 % en 2022), baisse de 1,8 point de la cotisation famille, baisse annoncée des cotisations patronales maladie de 6 points en 2019, suppression de « l’exit taxe » (6 milliards d’euros)…

Toutes ces mesures aboutissent à une régression du pouvoir d’achat des retraités, et même à une paupérisation progressive de cette tranche de population.
Le Président en campagne avait assuré que le pouvoir d’achat des retraité-e-s serait préservé : chacun constate
le contraire.
Les annonces, ou rétropédalages récents du gouvernement et du Président de la République tentent seulement
à jeter un rideau de fumée devant la colère des retraité-e-s : taxe d’habitation, revalorisation différenciée, elles ne laissent espérer aucune amélioration de la situation.

L’annonce d’une 2e journée de solidarité des salariés - qui se traduira logiquement par l’augmentation de la CASA reste en suspens.
Pour les retraité-e-s actuels, presque tout a été dit, puis contesté au vu des protestations : impact du projet de la
retraite à points qui comporte un chapitre sur la revalorisation des pensions permettant de répartir la même masse
de pensions entre davantage de retraités, remise en cause de la pension de réversion, abandonné par « tweet »
présidentiel pour les retraités actuels, puis, nouveau « tweet », pour tous... en attendant de prochaines annonces.

La loi ELAN entérine à 10 % (au lieu de 100 % jusqu’ici) la construction des logements accessibles aux personnes handicapées, elle va aussi pénaliser directement les retraités en perte d’autonomie. Le gouvernement « joue avec les nerfs » des retraités, et l’ébauche des projets laissent seulement entrevoir une baisse généralisée du montant des pensions servies (ce qui fut le cas dans les pays qui ont adopté le système de retraite à points).

La suppression de tous les régimes spéciaux et l’universalisation du régime de retraite laissent craindre de nombreux perdants, et tout particulièrement sur la pension de réversion qui concerne 4,4 millions de retraités (dont 1,1 million n’ont que ce revenu).

Sur le taux de remplacement, avec le nouveau système, c’est  une baisse de 10 à 20 % du niveau des pensions qui est envisagée, pour tous.

Dans la rue les 28 septembre 2017, 15 mars et 14 juin 2018, les retraités ont protesté contre la hausse de la CSG et le gel des pensions.
Face à la forte mobilisation du 15 mars, où 200 000 retraités étaient descendus dans la rue, le gouvernement avait un peu reculé sur la CSG : 100 000 retraités modestes supplémentaires seraient exemptés en 2019 de l’augmentation de laCSG qui baisse la pension de 1,7 %. La mobilisation a donc payé - le gouvernement a voulu désamorcer la crise. On n’ose imaginer ce qui se produirait si seulement la moitié des 17 millions de retraités se mobilisait dans toute la France !
Les retraités ne sont pas des nantis. Pour le gouvernement, la revalorisation des pensions est un sujet qui fâche : alors fâchons-nous !

Jusqu’à quand accepterons-nous de nous laisser plumer par des personnes qui n’ont aucun besoin de tout
l’argent qu’elles engrangent, au détriment des plus modestes ?

Si le gouvernement a les moyens de faire des cadeaux impériaux aux plus aisés, c’est qu’il y a des moyens financiers disponibles, qui doivent être partagés.
Exigeons ensemble :
- La suppression de la hausse de la CSG qui pénalise les retraité-e-s de 4,5 milliards d’euros et fait baisser le taux de remplacement de 2,5 % en net pour les retraité-e-s depuis cette hausse. Nous demandons l’inscription de cette mesure dans le PLFSS 2019.
- La revalorisation de toutes les pensions, par la fin du gel des pensions, le refus de seulement 0,3 % en 2019 et 2020, et le rattrapage des pertes subies.
- L’indexation des pensions sur les salaires.
- Mesure pour les faibles pensions en exigeant un minimum de pension porté au niveau du SMIC pour une carrièrecomplète.
- Le maintien des pensions de réversion, sans conditions de ressources.
- Perte d'autonomie : prise en charge de la perte d'autonomie à 100% par la sécu et ouverture d'un droit universel
dans le cadre du service public.
- L’égalité du montant des pensions entre hommes et femmes.
- Le remboursement de tous les médicaments et frais médicaux à hauteur de 100 %.


Exprimez votre colère, fâchez-vous :

Signez la pétition disponible sur internet pour exiger le retrait de l’augmentation de la C.S.G. (http://www.retraitesencolere.fr/)
Préparez-vous à manifester dans votre département les 9 et 18 octobre pour exiger l’augmentation des pensions.
Le futur Projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2019 (PLFSS) doit prendre en compte cette exigence.


 

COMMUNIQUE

La CGT Finances Publiques rappelle son opposition à la mise en place du Prélèvement à la Source, dénonce le discrédit porté sur les agents des Finances Publiques par le gouvernement et les hauts fonctionnaires de notre Administration et dénonce l'absence de soutien et d'information de la part de la direction locale qui laisse les agents d'accueil seuls face aux inquiétudes naissantes des contribuables.

... C'est un « pognon de dingue » sur lequel va faire main basse le gouvernement et dans le même temps imposer une réforme sans précédent de l’hôpital public au nom de la “saine gestion budgétaire des dits hôpitaux” ainsi qu'une révision complète de la politique d'aides sociale...

Lire le communiqué: Prélèvement à la source

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Invitation

Conférence de presse de l’Union syndicale des retraité-e-s CGT de Dordogne
Mardi 11 septembre 2018 à 11h15

Présentation du nouveau site Internet.

L’Union syndicale des retraité-e-s CGT de Dordogne a décidé de se doter d’un site Internet. L’idée en avait été lancée lors du dernier Congrès départemental. C’est aujourd’hui chose faite. Avec ce nouvel outil, nous entendons améliorer l’information de nos adhérent-e-s, accélérer la communication entre l’USR et nos diverses structures locales tout autant que professionnelles, aider à la réflexion collective, à l’organisation et à l’action syndicale pour faire avancer nos revendications. Ce site se veut aussi moyen supplémentaire pour aller à la rencontre des retraité-e-s du département et favoriser la syndicalisation. Nous l’entendons et nous l’espérons comme un outil vivant, combatif et dynamique, collant le plus possible à l’actualité, témoin et reflet des luttes et des initiatives de nos sections, riche d’informations sur tout ce qui touche à la vie et aux problèmes rencontrés par les retraité-e-s, mais aussi largement ouvert à la culture et aux loisirs. Un site connecté bien sûr aux autres sites de la CGT, tant au plan national que départemental, mais également à ceux d’associations partageant avec nous des valeurs communes.

Afin de vous présenter ce site (https://www.retraites-cgt24.fr/ ), nous serions heureux de votre présence lors de la conférence de presse que nous organisons :

Mardi 11 septembre 2018 à 11h15

Salle Aquarium RdC de la Bourse du Travail, 26 rue Bodin à PERIGUEUX avec les membres de notre Commission exécutive.

La présentation sera suivie d’un petit apéritif dinatoire.

Josette GOSSET – Jean-Pierre TRICAUD
Secrétaires de l’USR CGT 24


 

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