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L'intersyndicale des retraités de la Dordogne appelle à la mobilisation des Retraités

L'intersyndicale des retraités de Dordogne (CGT/FO/CFE-CGC/FSU/CFTC/FGR-FP/Solidaires/LSR) à laquelle se joint l'ADRA24 organise le 31 janvier, dans le cadre de la journée nationale de mobilisation des retraités, 2 réunions publiques à Bergerac et à Périgueux. Chacune de ces réunions sera précédée d'un point de rassemblement et d'une courte manifestation :

BERGERAC : RASSEMBLEMENT Á 10H DEVANT LE PALAIS DE JUSTICE
PUIS MANIFESTATION JUSQU'Á LA PLACE DE LA MYRPE  macronessoreRÉUNION PUBLIQUE Á LA MAISON DES SYNDICATS


PÉRIGUEUX : RASSEMBLEMENT Á 14H AU ROND-POINT YVES GUÉNA
PUIS MANIFESTATION JUSQU' Á LA BOURSE DU TRAVAIL
RÉUNION PUBLIQUE DANS LA GRANDE SALLE DE LA BOURSE DU TRAVAIL

Plus de 3000 signatures ont été recueillies sur de nombreux marchés du département pour exiger :
◦ l'annulation de la hausse de la CSG pour tous,
◦ la fin du gel des pensions,
◦ leur revalorisation à un niveau au moins égal à l'inflation

Dans ces interventions, nos organisations ont rencontré la colère de la population, en particulier contre la hausse de la CSG. À chacune des 3 rencontres tenues avec les parlementaires et la préfète, ou leurs représentants, entre fin 2017 et octobre 2018, l'intersyndicale a insisté et alerté sur cette montée inexorable de la colère, qui s'est également exprimée dans les importantes manifestations du 15 mars, qui ont rassemblé 1500 retraités à Périgueux et 750 à Bergerac. Dans chacune de ces rencontres, les parlementaires et la préfecture ont répété les mêmes ritournelles, comme de fidèles perroquets du gouvernement Macron-Philippe. Lors de nouvelles rencontres en décembre dernier, l'un des députés disait "ici, je représente le gouvernement" exprimant ainsi sans ambiguïté une conception très particulière de son rôle.

Le mépris du gouvernement et de ses "représentants" n'a fait qu'amplifier la colère. La participation de très nombreux retraités, et surtout de retraitées aux manifestations des gilets jaunes ne fait que confirmer ce que nous avons indiqué depuis des mois.

C'est pourquoi, dans cette situation, notre intersyndicale a estimé qu'il était de sa responsabilité de proposer aux retraités de Dordogne, dans le cadre de la journée nationale de mobilisation du 31 janvier, 2 réunions publiques à Bergerac et Périgueux.
Lors de ces réunions, nous proposerons la tenue d'états généraux dans les différents cantons pour les semaines à venir.

LES RETRAITÉS, UNIS AVEC LEURS ORGANISATIONS NE LACHERONT RIEN

Nous avons cotisé pour nos ainés, nous avons droit à nos retraites sans remise en cause au nom d'une prétendue solidarité que nous pratiquons déjà au quotidien.


 

Dossier Vie nouvelle

http://www.ucr.cgt.fr/textelong.php?IDchapitre=1124&IDrub=81&IDsousrubrique=297

« Chez nous, ceux qui travaillent financent les pensions des retraités. »

C’est la seule fois qu’Emmanuel Macron évoque les retraités dans sa lettre. Pour insinuer que les retraités sont une charge pour les salariés comme les cotisations sociales seraient des charges pour les entreprises. Il est malhonnête de présenter ainsi les choses. Jugez-en…

Régulièrement, les télévisions nous ont diffusé des images d’une vidéo tournée par les communicants de l’Elysée. On y voit Emmanuel Macron interpellé par deux retraitées. Il tente de les convaincre que leurs cotisations d’actives auraient seulement servi à payer les retraites de leurs aînés et que les leurs dépendent à 100% des cotisations payées par les gens actuellement au travail. Alors que l’une d’elles argumente face au président pour prouver qu’elle a aussi acquis des droits par son travail, les coupes opérées dans le montage de la vidéo censurent ses propos.
La pension dépend des cotisations des actifs et de la carrière passée.

Certes, dans le régime par répartition les cotisations des actifs servent à payer les pensions des retraités.

Mais il est tout aussi vrai que le calcul de la pension qui sera versée à chaque salarié(e) du secteur privé partant en retraite est effectué à partir de ses années de cotisation au régime général de la Cnav et aux régimes complémentaires. Il y a donc un lien très direct entre ce que chaque personne a cotisé durant sa vie active et le droit à pension qu’il convient de lui octroyer au moment de faire valoir ses droits à la retraite.

Pourquoi Emmanuel Macron tente-t-il de gommer cette réalité? Sans doute pour défendre la « réforme » par points qu’il veut faire passer en 2019, répétant que chaque euro cotisé donnera un droit identique pour tout cotisant. Mais cette réforme par capitalisation ne peut pas prendre corps de manière autonome par rapport au régime actuel. À supposer que l’on mette en place un régime par capitalisation, géré par des fonds de pension spéculatifs, il faudra tout de même que l’on finance les retraites de ceux et celles qui ont cotisé à la Cnav et aux régimes particuliers.

D’autres pays nous ont montré que les systèmes par capitalisation sont à la merci de grosses pertes de capitaux dans des spéculations hasardeuses. En réalité, l’actuel système par répartition est à la fois plus équitable et mieux à même de corriger les conséquences des inégalités et autres accidents de parcours que le système par points, proposé par Emmanuel Macron, dans le seul but d’offrir une manne financière permanente à des spéculateurs sans foi ni loi.


Donner aux actifs en appauvrissant leurs parents.

Lors de son passage sur le plateau de « l’Émission politique » sur France 2, le 27 septembre dernier, le Premier ministre, Edouard Philippe, a tenté de convaincre Ghislaine Noirault, ouvrière retraitée de la métallurgie et militante de l’UCR-CGT dans la Vienne, qu’il fallait réduire les pensions de retraite pour que les salaires augmentent un tout petit peu, sans que cela ne coûte un centime aux patrons.

Il a insisté sur l’idée que les heures supplémentaires, délestées de toute cotisation sociale, étaient le plus sûr moyen d’améliorer le pouvoir d’achat des actifs, d’où son appel aux sacrifices adressé aux retraités.

Ce qui lui valut cette réplique de la militante de l’UCR-CGT : « On va prendre l’argent que vous voulez donner aux salariés dans la poche de leurs parents».

Mouché par la militante, le Premier ministre a admis que même sa propre mère trouvait que l’on demandait trop de sacrifices aux retraités !

Emmanuel Macron a repris la même affirmation erronée avec le double objectif de culpabiliser les retraités et de les opposer aux salariés. Piètre manœuvre dans l’esprit de l’ensemble des arguments et des questions qu’il formule dans sa lettre. Ce faisant, il porte atteinte à la cohésion sociale. C’est grave pour un président de la République. Il est impératif de déjouer ce piège et nous allons nous y employer en associant les retraités à nos actions.

 TOUTES ET TOUS SUR NOTRE 31 !!


 

Monsieur MACRON,


Vous avez écrit aux Français. Vous reconnaissait l’insatisfaction et la colère, et dites partager « notre » impatience. Mais vous n’avez rien compris : « Pour réussir on ne devrait pas avoir besoin de relations ou de fortune, mais d’effort et de travail ». Et les retraités-es alors ? Pistonnés, fortunés ? Ou usés par les efforts et mal reconnus de leur travail ? La « fierté d’être Français » Monsieur le Président, les retraités-es en savent quelque chose. Vous faites l’impasse totale sur la violence sociale de vos choix politiques qui conduisent à enrichir les plus riches et appauvrir les plus pauvres, dont un grand nombre de retraités-es.
Vous organisez un grand débat public (sic !), mais excluez les Syndicats. « Pas de questions interdites », mais en même temps, « ma détermination n’a pas changé ». Alors, Non Monsieur le Président, « nous ne pouvons tomber d’accord ». Nous n’appartenons pas à la même classe !

Voici nos "questions essentielles Monsieur le Président :

Reprenez vos cadeaux empoisonnés, ceux qui aggravent les conditions de vie des retraité-e-s, et rendez nous ceux qui enrichissent les milliardaires de ce pays aux dépens du pouvoir d’achat du plus grand nombre d’entre nous.
Et ce contrairement à vos engagements de campagne électorale :
« Je maintiendrai le niveau de vie des retraités ».

 

LES " CADEAUX" AUX RETRAITÉS
• CSG + 25 %
• Inflation 2018 + 2019 : entre 3,2 et 3,7 %
• Pensions CNAV 2018 + 2019 : + 0,3 %
• Pensions ARCCO/AGIRC 2019 : + 0,6 %
• Gaz + 16 % en 2018
• Fioul + 30 % en 2020
• Essence + 15 % en 2020
• Diesel + 23 % en 2020
• Mutuelles + 6 %
• APL – 5 €

Notre colère ne faiblit pas bien au contraire

Tout au long de l’année 2018, les retraités-es ont souvent manifesté à l’appel des 9 organisations et ils, elles ont très nombreux dans les actions et manifestations interprofessionnelles.
Toutes les grèves et les actions engagées pour la défense des services publics, l’amélioration du pouvoir d’achat, la santé, les transports, tout ceci aurait dû vous inciter à revoir votre politique. Vous avez choisi d’ignorer la colère de toutes les victimes de vos choix de classe, qui font exploser les inégalités, aggrave l’injustice fiscale, handicape durablement l’économie du pays.

LES CADEAUX AUX MILLIARDAIRES
• ISF : 4,5 milliards
• Flat tax : 10 milliards
• Exit tax : 6 milliards
• CICE : 40 milliards
• Fraude fiscale : 80 milliards

Nous retrouver du pouvoir d'achat

Nous en avons besoin pour vivre normalement, nous soigner quand il le faut, participer par notre consommation à l’économie du pays, nous accorder des loisirs amplement mérités par une vie de travail, aider nos enfants, nos petits enfants en difficulté.

 

Concrètement, NOUS EXIGEONS :
• l’annulation de la hausse de la CSG sur toutes les pensions,
• la revalorisation des pensions, conformément
au code de la sécurité sociale, à la hauteur
de l’inflation : 1,7% pour 2018,
• le retour à l’indexation sur les salaires,
• le maintien de la pension de réversion selon
les modes de calcul actuels
• rétablissement de l’ISF, taxation des dividendes, l’impôt sur le revenu juste et progressif,
• suppression du CICE et des exonérations
de cotisations patronales, des niches fiscales
• éradication de la fraude et de l’évasion fiscales

Vivre dignement notre retraite tout simplement.
C’est notre droit !

Le 31 janvier çà va débattre, soyez en sûr, Monsieur le Président des riches.

Foi de retraité-e !!


 

Meilleurs voeux pour 2019

bonne année 2019


 

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